Manifs contre la loi travail : la CGT fait un bide

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Environ 223 000 manifestants dans toute la France selon le gouvernement, « plus de 400 000 » à en croire Philippe Martinez : le moins que l’on puisse dire est que, malgré l’opposition très forte de nombreux Français à cette loi ultralibérale, et en dépit des provocations de l’ex-requin de la Banque Rothschild affirmant vendredi qu’il ne cédera « rien, ni aux fainéants, ni aux cyniques, ni aux extrêmes », l’appel de la CGT à manifester mardi contre la loi travail de Macron n’a guère rencontré de succès.

Casse et affrontements à Paris

Dans la capitale, où la police a dénombré à peine 24 000 manifestants (60 000 selon la CGT), la mobilisation, sans surprise, a surtout été marquée par des scènes de pillage et de casse, ainsi que par de très nombreux heurts entre groupuscules d’ultra-gauche et forces de l’ordre. Des échauffourées qui, selon la Préfecture, ont entraîné la prise en charge par les services de secours de sept personnes.

Bref, affirmant sur Europe 1 que, « pour une première, c’est une bonne première », Martinez avait quand même bien du mal à cacher sa déception d’avoir rassembler si peu de monde sur un thème pourtant largement mobilisateur. Un « flop » cependant révélateur de ce que représente réellement aujourd’hui la CGT dans le monde du travail. C’est-à-dire, rien !

Il est vrai, comme l’avait observé le FN, que « pour faire passer sa pilule ultralibérale », le gouvernement a pris garde d’agrémenter « ses ordonnances de quelques cadeaux aux syndicats ». Ce qui explique que FO et la CFDT, tout en se montrant critiques face au contenu des ordonnances, n’aient pas appelé à manifester mardi.

Sans oublier la rivalité entre la CGT et « La France insoumise » de Mélenchon, qui a prévu pour sa part d’organiser une manifestation le 23 septembre à Paris. Initiative à laquelle la CGT a non seulement refusé de se joindre, mais a en outre annoncé une nouvelle journée de mobilisation le… 21 septembre.

« Application servile de l’orthodoxie bruxelloise »

L’enjeu est pourtant de taille. Car, comme le soulignait Marine Le Pen, « plusieurs points méritent une condamnation ferme ». D’abord, précisait-elle, « il n’est pas démocratique de mener une réforme aussi impactante pour les salariés et la vie des entreprises en rédigeant des ordonnances en catimini pendant les vacances ». Mais surtout, le texte « s’oriente (…) clairement vers un droit du travail encore plus favorable aux grandes entreprises et pas aux TPE-PME, (…) tout en précarisant encore davantage, gravement et inutilement les salariés ». Pire encore, ajoutait-elle : « En cas de licenciement économique, l’appréciation de la santé économique des entreprises se fera uniquement sur le périmètre national, ce qui permettra aux multinationales d’organiser des plans de licenciement massifs en toute légalité simplement pour augmenter leurs profits. » Et Marine Le Pen de conclure : « En réalité, cette application servile de l’orthodoxie bruxelloise ne créera pas un emploi, et ne répondra en rien aux besoins réels des entreprises ».

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Un commentaire

  1. Posté par oxygène le

    Non seulement les syndicats goinfrés d’argent public ne représentent personne, mais il faut être fonctionnaire pour avoir le luxe de manifester. Par ailleurs, aller manifester aux côtés de ceux qui ont fait élire Macron n’est pas une sinécure. Autre point, quand bien même ils auraient atteint le million de manifestants, cela accréditerait l’idée que l’opposition existe dans ce pays (on voit ce qu’il en est avec la composition parlementaire) ; et l’opposition n’est pas à gauche.

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