François Dermange, professeur de théologie de l’université de Genève: « Les Suisses ont peur et connaissent mal l’islam. »

François Dermange

La Rome du protestantisme est-elle en passe d’illustrer la prophétie de Michel Houellebecq sur la sujétion des milieux académiques à l’islam?

C’est le magazine Réformés (n° 9, septembre 2017) qui nous en fait le récit le plus idyllique: dès cet automne, l’Université de Genève propose une «formation continue destinée aux imams». L’article, rédigé dans une belle langue de bois anesthésique, précise que l’initiative répond à une sollicitation de la communauté albanophone locale, nous promet «une approche historico-critique de l’islam», et sous-entend, comme il se doit, qu’elle représente une garantie de modération et de respect des «valeurs démocratiques».

Tout va donc pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles. Pour autant qu’on ne se pose pas de questions. Et c’est justement ce que l’article nous dissuade de faire: poser des questions. Avaler la pilule, la faire avaler plus loin et ne se préoccuper de rien.

Confiance ou complaisance?

En tout premier lieu, l’article omet de rappeler ce fait essentiel que la formation des imams en Europe n’est pas une idée neuve, ni une locale, ni une initiative venant «de chez nous», mais un vieux projet des Frères Musulmans, le courant incarné par Tariq Tamadan, notamment via le Conseil européen de la fatwa, qui depuis des décennies «encourage des initiatives de formation d’imams locaux».

Au contraire, pour bien nous endormir, on commence par faire parler des musulmans partisans d’un islam libéral — mais sans nous dire ce qu’est cet islam. Dans la région d’origine des pétitionnaires, c’est plutôt le radicalisme pro-Daech qui gagne du terrain, comme en témoigne le livre de Saïda Keller-Messahli.

N’importe: «Des rapports de confiance se sont établis», assure le délégué genevois à l’intégration. Aurait-on eu besoin de le préciser s’il s’était agi d’un partenariat avec des juifs, des bouddhistes ou des chrétiens orthodoxes?

Mais puisqu’on y est, on se dit que des rapports de méfiance seraient peut-être plus indiqués en pareille affaire, surtout à Genève. Souvenons-nous: les rapports de confiance n’allaient-ils pas de soi entre l’Etat de Genève et frère Hani (l’autre Ramadan) le jour où il fut engagé comme professeur du secondaire? N’est-ce pas justement à cause de cet excès de confiance que les bureaucrates se sont avisés si tardivement de l’incompatibilité entre son idéologie et son travail dans une école laïque? Quoi qu’il en soit, le fondamentaliste avocat de la lapidation des femmes se pourvut en justice et fit vivre à la cité de Calvin un coûteux et interminable cauchemar judiciaire avant d’être enfin limogé. Puis de revenir par la petite porte, après s’être fait expulser de France pour menaces à l’ordre public, afin d’expliquer aux bons Suisses les horreurs de l’islamophobie.

Vous vous croyez dans une pantalonnade à la Mr. Bean? Détrompez-vous! La jobardise des élites suisses est sans limite.

Avec un zeste de méfiance et de bon sens, Genève aurait pu s’épargner de verser un million d’indemnités diverses à cet obscurantiste retors et à ses œuvres. Lequel obscurantiste, accessoirement, officiait déjà comme imam à la mosquée des Eaux-Vives en violation flagrante du principe de séparation de l’Eglise et de l’Etat…

Le recyclage d’un plagiaire

Mais rassurez-vous! C’est le «responsable académique du projet» qui vous l’ordonne. 1, professeur d’éthique à la Faculté de théologie protestante de l’Université de Genève, ne craint qu’une chose: sa propre population «qui a peur et connaît mal l’islam», car «du côté des musulmans, la voix qu’on entend le plus est celle d’un islam politique». La solution? «Si on ne veut pas laisser la parole uniquement à ces courants, il faut se donner les moyens de promouvoir d’autres voies».

Lesquelles, monsieur le Professeur? Pouvez-vous nous citer l’exemple d’une voie de l’islam acceptable par une majorité de musulmans qui ne soit pas politique? Qui ne réclame pas la soumission de la société à ses normes? Les wahhabites? Les Frères musulmans? En dehors de ces deux courants qui ont fait main basse sur l’islam en Suisse [1], voyez-vous un autre débouché professionnel possible pour vos imams? Peut-être chez les ahmadis de Zurich? Oups! Ils sont interdits de pèlerinage à la Mecque comme apostats, notamment parce que trop modérés.

Mais si nous avons peur, nous les ignares, c’est que nous ne comprenons pas bien le véritable islam, tant il a été occulté par le faux islam: «il est vrai aussi qu’historiquement les courants libéraux ont été balayés par des courants plus populaires». Les pauvres! Au moment même où ils allaient nous rassurer, voilà qu’ils se sont fait décapiter! Au fait, le wahhabisme est-il un courant «populaire», ou une construction de clercs d’émirs visant, justement, à tenir en laisse la population, M. le Professeur? A moins qu’on le confonde avec le salafisme des Frères, ce mouvement qui sous prétexte d’ouverture à la modernité prêche une régression sexiste, violente et autoritaire?

Voilà, de la part d’un professeur de l’Université, un résumé bien peu scientifique. Mais tout de même plus crédible que l’idée selon laquelle «à peu près toutes les sciences ainsi que la philosophie nous ont été transmises par l’islam».

Cette théorie fait l’objet de vifs débats dans la communauté des historiens, notamment depuis la publication de la thèse de Sylvain Gouguenheim. Or notre professeur d’éthique donne sa caution académique à un aveuglement délibéré du public en faveur de l’islam. Pour montrer une telle assurance, il faut tout de même effacer de l’histoire l’existence de l’Empire romain d’Orient jusqu’à la chute de Byzance en 1453, avec ses bibliothèques et ses savants et leurs relations continues avec les foyers de la Renaissance italienne.

On s’attendait à plus de loyauté de la part d’un théologien genevois à l’égard de sa propre culture. Mais pardon: «Notre rôle à l’université n’est pas du tout de plaider pour le christianisme». Un théologien qui plaiderait pour le christianisme? Du dernier ringard! Le bon peuple genevois qui finance cette faculté appréciera.

Nous voilà donc bien renseignés sur les connaissances et l’impartialité du responsable académique chargé par M. le conseiller d’Etat Maudet d’introduire la formation des imams dans une faculté jusqu’ici chrétienne. Ne nous manque plus qu’un tout petit détail que ni le journal Réformés ni les grands médias n’ont mentionné: c’est que M. le professeur Dermange est un plagiaire avéré, mais étrangement maintenu à son poste malgré le scandale et l’insurrection de ses assistants et étudiants après la découverte de son pillage de Paul Ricoeur. Une performance, de la part d’un professeur d’éthique! «Une maladresse de ma part», avait-il déclaré à l’époque, même pas capable de reconnaître ses dons de faussaire.

(...)

Antipresse N° 92 | 3.9.2017

Source et article complet

21 commentaires

  1. Posté par G. Vuilliomenet le

    Il faut écouter le débat entre Slobodan Despot et l’idiot utile de l’islamisation heureuse de la Suisse, François Dermange. Quel sera le pourcentage d’imam qui rallieront les thèses modernes de l’origine de l’islam et son malsain livre, le Coran, vous savez, ce fameux livre que Tata Martine aurait soit disant lu sans rien y trouver à redire? Je m’excuse de me répéter, mais il faut absolument mettre le nez de ces bonimenteurs dans leur caca.

    https://www.rts.ch/play/radio/forum/audio/slobodan-despot-et-franois-dermange-debattent-de-la-formation-controversee-des-imams-a-luniversite-de-geneve?id=8904326&startTime=0&station=a9e7621504c6959e35c3ecbe7f6bed0446cdf8da

  2. Posté par Tommy le

    Pour ne plus avoir peur de l’islam, lisez le coran!
    Mieux qu’un gilet pare-balles!
    Distribution gratuite à l’entrée du Bataclan!

  3. Posté par Anne Lauwaert le

    Vite! envoyez-lui les liens pour regarder les vidéos pour jours de pluie qui se trouvent sur le site ! qu’il les regarde tout de suite même s’il ne pleut pas !
    Madame Graf aussi d’ailleurs!

  4. Posté par coocool le

    Soit ce prof est un ignare, eu égard aux 14 siècles d’expansion sanglante de l’islam dans le monde, soit c’est un traître et un Dhimmi . Dans les deux cas il devrait être démissionné.

  5. Posté par pépé le moko le

    Je connais mal l’ islam « ok, et alors quoi ? je hais l’ islam je n’ai pas a le connaître cette pseudo religion n’amène que la misère, la cruauté partout ou elle s’ implante !
    Voir en Birmanie, dès que ces musulmans atteignent un nombre conséquent, ils revendiquent, geignent et deviennent violents si on n’ exauce pas leurs désirs.
    Selon moi, en Europe les musulmans ne devraient avoir aucun droit de pratiquer leur religion, les femmes ne devraient meme pas etre autorisées a etre voilées !!!

  6. Posté par Daniele le

    Les professeurs en connerie humaine: vous en trouvez plein dans les bistrots… et dans certaines universités.

  7. Posté par Dominique Schwander le

    Voilà un professeur genevois d’histoire qui ignore tout de la colonisation musulmane et qui incapable de comparer l’immigration huguenote à Genève et l’immigration musulmane en Suisse. Nos impôts ne devrait pas payer le salaire d’un tel.

  8. Posté par Aude le

    Francois Dermange, un cas de plagiat. ( journal Le Courrier).
    Le Conseil d’Aministration UNIL/Genève en dit: …les vertus du Pardon…
    Bon, ce n’est pas que la lumière fut…pour ce prof d’éthique.

  9. Posté par Fanfouet le

    Mais arrêtez de parler de « peur de l’islam » ! Ce n’est pas de la peur mais un rejet, une incompatibilité, une allergie pour ne pas dire un dégoût de cette secte mortifère ! Nous ne voulons pas de personnes prônant cette idéologie dans notre espace vital. Point barre.

    Comme déjà dit: si je déclare ne pas aimer les choux-de-bruxelles, je n’ose pas croire que vous irez déclarer que j’ai peur des choux-de-bruxelles, non ?

  10. Posté par Aude le

    Le Père Henri Boulad, Jésuite, Frère Rachid, Alexandre del Valle, tous trois sont-ils des menteurs?
    Loin s’en faut.
    L’un vit depuis plus de 86 ans en Egypte, l’autre à vécu dans une famille très musulmane au Maroc (son père Imam) converti à la chrétienté. Le troisième franco-italien, spécialiste en géopolitique, spécialiste du Moyen Orient.
    Et j’en oublie, la liste est longue.
    Que ce Monsieur Dermange, Prof en theologie, rencontre ces personnages, au lieu de s’enfermer dans son bureau académique avec ses œillères, et il nous en dira tant.

  11. Posté par Dupond le

    Versets 89 et 90 sourate 4

  12. Posté par chantal le

    François Dermange : les suisses ont raison ! amen
    nous sommes chrétiens pas musulmans
    nous ne coupons pas les langues ni les mains ouf !

  13. Posté par philippe le

    Monsieur le Prof. : (( Continuer ainsi les réformés fuient les Eglise vous devriez savoir pourquoi. Pourquoi vous nous prenez !. ?

  14. Posté par Goupil mains rouges le

    En lisant le Coran, on a le sentiment de lire Mein Kampf, en pire. Islamophobe ? Oui, je le suis. Raciste ? Non, mais contre les imbéciles primaires (primates), oui.

  15. Posté par Hexgradior le

    « Les Suisses ont peur et connaissent mal l’islam. »
    Quelle affirmation en forme de tarte à la crème!
    Je n’ai pas peur de l’Islam, Monsieur le théologien. Je ne veux simplement pas qu’il empiète sur mes plates bandes, à l’instar de toutes les religions d’ailleurs…
    No Billag

  16. Posté par Bussy le

    L’incompatibilité entre la démocratie et l’islam devrait pourtant sauter aux yeux de tous, même à des professeurs !

  17. Posté par Claire le

    Plus on connaît l’islam, plus on a peur!! Après avoir lu le coran en entier et un certain nombre de hadiths, on comprend tout à fait l’origine des attentats, petits ou grands (!) perpétrés à l’encontre des kouffars. Voici un de mes versets préférés car il explique à peu près tout:
    Sourate IV, 95
    « Les croyants qui s’abstiennent de combattre ;
    – à l’exception des infirmes –
    et ceux qui combattent dans le chemin de Dieu,
    avec leurs biens et leurs personnes,
    ne sont pas égaux !
    Dieu préfère
    ceux qui combattent avec leurs biens et leurs personnes
    à ceux qui s’abstiennent de combattre.
    Dieu a promis à tous d’excellentes choses ;
    mais Dieu préfère les combattants aux non-combattants
    et il leur réserve une récompense sans limites. »
    Ce verset n’est pas mal non plus, et explique les « déséquilibrés » qui attaquent les incroyants au couteau, à la hache, à la machette, etc.
    Sourate XLVII, 4
    –« Lorsque vous rencontrez les incrédules,
    Frappez-les à la nuque » (décapitation)
    Et un petit dernier pour la fin:
    Sourate IV, 89
    -« (les incrédules) Ne prenez donc aucun protecteur parmi eux,
    Jusqu’à ce qu’ils émigrent dans le chemin de Dieu.
    S’ils se détournent, saisissez-les ;
    Tuez-les partout où vous les trouverez. »
    Et il y en a bien d’autres dans ce style, sans parler des horreurs concernant plus précisément les femmes.

  18. Posté par bigjames le

    Difficile de publier les adjectifs pour ce genre d’individu.
    Et bien sûr, la RTS lui donne la parole.
    NO BILLAG.
    J’invite l’UDC à bien réfléchir au mot d’ordre qu’elle donnera pour cette votation.
    Le contre-projet , on en veut pas !

  19. Posté par bonardo le

    Prendre les citoyens pour des bolets c`est tellement plus facile ,nous avons des yeux pour voir ,regarder ,constater ,alors Cher Monsieur ,ne pas sous estimer le citoyen ,merci.

  20. Posté par Nicolas le

    François Dermange… un nom bien de chez nous. Un personnage hors sol qui n’est pas ici que pour la beauté du paysage. Qu’il ait en plus l’outrecuidance de prendre les petits Suisses pour des cons montre bien sur quelle orbite il gravite.

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